Portrait de Anny KASEKA Ngandu, candidate à la députation nationale

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Licenciée en anglais et culture africaine, Anny Kaseka Ngandu est née à Lusambo, dans la province du Sankuru. Mère de six (6) enfants, elle est présidente de l’ONGD « L’Homme au centre du Développement » (HCD).
Sa structure met l’homme au centre de ses activités et ces dernières sont déployées dans le domaine de l’agriculture, de l’environnement, de la prise en charge des enfants vulnérables et de l’encadrement spirituel de ces enfants.

Pour la première fois, elle manifeste son ambition de briguer un mandat électif à l’échelon national en qualité de députée dans la circonscription de Lusambo. Elle reconnaît n’avoir jamais exercé un mandat du souverain primaire. Toutefois, soutient-elle, qu’une fois élue lors du scrutin du 23 décembre 2018, elle va exercer « un mandat de proximité », justifiant cela en ces termes : « l’on ne peut prétendre contribuer au développement d’un groupe donné sans l’intéresser dans l’élaboration du projet relatif à son développement… nous resterons collés au plus près des aspirations et besoins du peuple dans le cadre législatif ».

S’agissant des chances à la candidature féminine, Mme Kaseka fait observer que l’expérience nationale a démontré que la chance ne doit pas être liée au genre mais plutôt à la capacité d’apporter sa contribution effective à relever le défi. Aussi, affirme-t-elle, « je m’accorde toutes les chances puisque je connais mes capacités », avant d’ajouter que les femmes ont un avantage sur les hommes, celui de disposer, en plus du cerveau comme l’homme, du cœur et d’une empathie qui lui permet de se mettre facilement sur la fréquence des besoins profonds et même non exprimés de la population. La femme, de part la fonction lui confiée par le Créateur, donne la vie. Elle n’ôte pas la vie mais la protège et « lorsque je serai élue, cela sera pour moi une occasion de donner la vie à notre population : vie matérielle, économique, spirituelle, etc.

Selon la Commission électorale nationale indépendante (CENI), la junte féminine constitue la majorité de l’électorat actuel. A ce propos Mme Kaseka donne un double avis : oui, dans la mesure où elle considère que cela pourrait être un facteur déterminant pour son élection dans la mesure où les femmes pouvaient se mobiliser, faire des regroupements des femmes candidates par circonscription, afin de conscientiser l’électorat féminin. « Ceux qui gagnent ce ne sont pas les plus forts ou les plus nombreux, mais ceux qui sont unis et déterminés, ayant les yeux sur l’objectif dont les termes ont été suffisamment examinés ».

Non, cela ne constitue pas un avantage, car les femmes chez nous donnent l’impression d’être isolées, chacun dans son coin. Les femmes se jalousent et pire que cela, elles n’ont pas de vrai programme qui pourrait causer un électrochoc et ainsi sensibiliser et booster les femmes et les inciter à voter pour elles.
Au peuple congolais et à son électorat, elle envoie un message patriotique : « arrêtons de nous tirer dessus pour des intérêts privés et œuvrons ensemble pour le bien du peupe. Regardons et attaachons nous à ce qui nous rapproche plutôt qu’à ce qui nous divise. Apportons les projets de société qui répondent aux besoins de notre peuple et de ses aspirations profondes ».

Pendant la guerre, poursuit-elle, nous devons nous faire des concessions. Et en RDC, nous sommes en guerre contre la pauvreté, le manque d’eau potable, des routes et des infrastructures, le sous-développement, l’insalubrité, etc. « Nous voulons tous un pays où chacun aura un minimum pour vivre dignement et décemment. Nous voulons faire de notre pays, un pays émergent respecté dans la concert des nations ». C’est pourquoi, conclut-elle, je sollicite vos voix pour me permettre d’entrer au Parlement afin de proposer et voter des lois qui pourront sensiblement améliorer nos conditions de vie et celles de nos enfants.

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