Interview de Jean Boucard KASONGA Tshilunde, Président de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC)

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M. Jean B. Kasonga Tshilunde, président de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC)
Journaliste professionnel, Jean Boucard Kasonga Tshilunde a évolué au Quotidien du soir « ELIMA ». A ce jour, il est éditeur du journal l’EVEIL. En 2004, lors du Congrès de refondation de l’UNPC, il est élu secrétaire général de la corporation. En 2008, il est élu à la tête de l’UNPC dont il préside les destinées jusqu’à ce jour. A sa prise de fonction, il s’était fixé la mission d’assainir le milieu professionnel, en écartant de la profession les bois morts,ces journalistes qui n’ont pas été formés et qui exercent le métier sans tenir compte de la déontologie et des normes journalistiques. Il a également pris l’engagement de lutter pour la dépénalisation du délit de presse et de viabiliser les organes de presse.

Il a bien voulu répondre aux questions de l’Agence Congolaise de Presse (ACP), en cette période électorale
ACP : Quelle lecture faites-vous du processus électoral en cours ?
Kasonga : Le processus électoral en cours a pris sa vitesse de croisière et est arrivé au point de non-retour. La campagne bat son plein même si, il faut le déplorer, ça et là certains débordements liés à l’excès de zèle de certains fanatiques des candidats qui se permettent de déchirer les affiches des autres candidats ou s’adonnent aux injures.
Il y a aussi le problème de la machine à voter et du fichier électoral corrompu pour lesquels les trois parties prenantes, à savoir la Commission électorale nationale indépendante (CENI), les partis politiques et la société civile n’ont pas encore trouvé un consensus. A l’allure où vont les choses et à moins de trois semaines des élections, il n’est pas évident que ce consensus soit dégagé. D’où, seul le vote les départagera.

ACP : Que dites-vous de la sécurisation des journalistes en période électorale et quelles sont les dispositions pratiques arrêtées à cet effet ?
Kasonga : La sécurisation des journalistes est un problème crucial. A notre niveau, nous avons organisé plusieurs ateliers de renforcement des capacités des journalistes en leur rappelant que leur sécurité dépend avant tout d’eux-mêmes. Nous avons élaboré une Charte et avons souligné quelques mesures pratiques de protection des journalistes. Ils doivent respecter les règles professionnelles et déontologiques. Ils doivent, en outre, éviter de se faire des agents de campagne des candidats car, un journaliste est un agent de la paix, il doit rechercher la paix partout où il est.
J’invite particulièrement la population rd-congolaise de voter pour les journalistes qui compétissent afin d’assurer effectivement l’alternance que nous recherchons.

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