Discours de Kabila à l’ONU : « C’est un chef d’État patriote, jaloux de notre souveraineté qui a parlé au nom du peuple congolais », Papy Pungu (Interview)

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Dans une interview accordée à 7SUR7.CD ce mercredi 26 septembre 2018, le président de la Ligue des Jeunes du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie « PPRD », a félicité le chef de l’État Joseph Kabila Kabange, pour son allocution hautement patriotique prononcée mardi dernier à la 73ème assemblée générale des Nations-Unies à New-York.

Pour Papy Pungu, c’est un chef un chef d’État patriote et jaloux de notre souveraineté qui a parlé au nom du peuple congolais.

(Ci-dessous, l’intégralité de l’interview)

7SUR7.CD : Vous êtes président de la Ligue des Jeunes du PPRD. Le chef de l’État a prononcé son discours mardi dernier à l’ONU. Comment avez-vous dans un premier temps, accueilli son allocution?

Papy Pungu : C’est un chef d’État patriote et nationaliste, jaloux de notre souveraineté et respectueux des principes d’égalité entre États qui a parlé au nom du peuple congolais du haut de la Tribune des nations unies.

7SUR7.CD : Comment réagissez-vous à ceux qui estiment que son discours est du « déjà entendu »?

Papy Pungu : Il faut signaler qu’il y a un déficit de culture d’hommes dans la classe politique congolaise. Certains veulent que le président de la République devant ses paires, dise ce qu’ils veulent entendre. En lieu et place du non recul quant aux scrutins du 23 décembre, de la non ingérence sur les questions qui relèvent de la souveraineté ou de la guerre asymétrique nous imposait par le terroriste sous l’observation complice des casques bleus, que le président Kabila parle du haut de la Tribune des Nations-Unies du refus de la machine à voter par la minorité des opposants qui ont peur des élections ou du pourquoi de l’invalidation de tel ou tel candidat par la CENI ou cour constitutionnelle ; C’est ridicule.

7SUR7.CD : Selon Moïse Katumbi qui a réagi sur Twitter, le chef de l’État a prononcé un discours loin de la vérité et des réalités du pays, faisant allusion au dernier massacre de Beni. N’a-t-il pas raison?

Papy Pungu : Sachez que Moïse Katumbi adore jouer au cinéma. Le président de la République a évoqué la question sécuritaire dans le Nord-Est du pays essentiellement à Beni, qui demeure cruciale à cause des activités terroristes dans la région. Il est vrai qu’il aspire un jour devenir président de la République. Mais qu’il sache aussi que ce n’est pas du haut de la Tribune des Nations-Unies qu’un chef d’État parle de toutes les stratégies de défense et sécurité de son pays. Il est connu de tous que Moïse Katumbi est de ceux qui attendaient que le président Kabila dise du haut de la Tribune des Nations-Unies que toutes ses poursuites judiciaires au pays sont annulées, la question de sa nationalité italienne n’est plus d’actualité et qu’il peut rentrer au pays parceque les élections n’auront pas lieu. En définitive, je dirai que toute cette minorité d’opposants sont énervés tout simplement parceque le président de la République Joseph Kabila Kabange, en bon père de la démocratie, a réaffirmé sa volonté inébranlable dans l’organisation des élections du 23 décembre 2018.

7SUR7.CD : Le chef de l’État a, du haut de la tribune des Nations-Unies, réaffirmé la position du gouvernement relative au départ progressif de la Monusco. Est-ce opportun un tel départ? Compte tenu des massacres et tueries à répétition à l’Est du pays.

Papy Pungu : Les massacres n’ont pas commencé aujourd’hui et ce sont nos compatriotes congolais des FARDC qui sont à la ligne d’attaque et perdent leur vie avec nos compatriotes civils sous l’inertie de la MONUSCO. Soit, on redéfinit la mission de la MONUSCO face à une guerre asymétrique, ou alors, on réduit l’effectif des casques bleus parceque notre armée qui monte en puissance est à même d’arriver à bout de ces criminels

7SUR7.CD : Joseph Kabila après 17 ans passés au pouvoir n’a pas su véritablement résoudre le problème d’insécurité à l’Est. Croyez-vous que son dauphin Ramazani Shadary une fois élu président, parviendra-t-il à y mettre fin?

Papy Pungu : Il faut méconnaître les questions de défense et sécurité et n’avoir pas vécu à l’Est il y’a 15 ans, pour affirmer une telle chose. Si hier, toute rébellion qui naissait dans les collines pouvait occuper Bukavu ou Goma sans résistance, il n’en est pas le cas aujourd’hui. À Beni, les FARDC sont en face d’un mouvement terroriste installé au pays depuis 1989 qui impose une guerre asymétrique et non classique. Nous sommes un pays dont l’armée est en construction d’où, les appels incessants d’ému gouvernement sur la redéfinition du mandat des casques bleus en RDC. Vous ne me direz pas que les terroristes qui endeuillent les USA et certains pays de l’U.A par des attaques surprises comme à l’Est de notre pays, sont en face de l’impuissance des forces américaines ou françaises de défense ou encore c’est une question qui incombe uniquement aux présidents des pays concernés.

Interview réalisée par Jephté Kitsita

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